Jabberwocky : Alice au pays des merveilles

Alice au pays de merveilles (Tim Burton)« Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland) »
film américain (2010) réalisé par Tim Burton
avec Mia Wasikowska (Alice), Johnny Depp (le chapelier fou), Helena Bonham Carter( la reine Rouge), Anne Hathaway (la reine Blanche)…
Dans ce film, le chapelier fou cite le poème du Jabberwocky (ci-dessous).
Or ce poème, inventé par Lewis Carroll, n’apparaît que dans la suite intitulée « De l’autre côté du miroir », dans le premier chapitre où une glace est nécessaire à Alice pour parvenir à le lire, car il est imprimé à l’envers.

———————————————————————————————————————–

Version originale (anglais) Version française (une des traductions)
’Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.

« Beware the Jabberwock, my son!
The jaws that bite, the claws that catch!
Beware the Jubjub bird, and shun
The frumious Bandersnatch!

”He took his vorpal sword in hand:
Long time the manxome foe he sought
—So rested he by the Tumtum tree,
And stood awhile in thought.

And as in uffish thought he stood,
The Jabberwock, with eyes of flame,
Came whiffling through the tulgey wood,
And burbled as it came!

One, two! One, two! and through and through
The vorpal blade went snicker-snack!
He left it dead, and with its head
He went galumphing back.

“And hast thou slain the Jabberwock?
Come to my arms, my beamish boy!
O frabjous day! Callooh!
Callay!
”He chortled in his joy.

Il e’tait grilheure; les slictueux toves
Gyraient sur l’alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.

«Prends garde au Jabberwock, mon fils!
A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent!
Gare l’oiseau Jubjube, et laisse
En paix le frumieux Bandersnatch!»

Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,
Cherchait longtemps l’ennemi manziquais…
Puis, arrivé près de l’Arbre Tépé,
Pour réfléchir un instant s’arrêtait.

Or, comme il ruminait de suffêches pensées,
Le Jabberwock, l’oeil flamboyant,
Ruginiflant par le bois touffeté,
Arrivait en barigoulant.

Une, deux! Une, deux! D’outre en outre!
Le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan!
Il terrasse le monstre, et, brandissant sa tête,
Il s’en retourne galomphant.

«Tu as donc tué le Jabberwock!
Dans mes bras, mon fils rayonnois!
O jour frabieux! Callouh! Callock!»
Le vieux glouffait de joie.

Alice et le jabberwocky

Alice et le jabberwocky (cliquez pour agrandir)

Poème miroir

Poème miroir (cliquez pour agrandir)

 

Vous vous demandez ce que fait cet article sur mon blog ?
Je viens de regarder le film mentionné ci-dessus qui est très bien fait avec des acteurs réels au milieu de personnages de dessin animé, j’ai bien apprécié le rendu en HD du film, téléchargé sur le PlayStation Store et visionné sur ma PS3…
et puis je suis un grand admirateur de Lewis Carroll avec ses 2 romans :
« Alice au pays des merveilles » et « De l’autre côté du miroir ».
L’un des aspects les plus intéressants de l’œuvre est la manière dont elle joue avec le non-sens, exploitant toutes les failles de la langue anglaise (mais les traductions en français ont trouvé d’excellentes équivalences), jouant sur les quiproquo.
Je vous conseille, d’ailleurs, de lire (ou relire) ces 2 livres qui restent une référence pour les enfants comme pour les adultes.

Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson) était un écrivain, photographe et mathématicien britannique né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire et mort le 14 janvier 1898 à Guildford.

 

sources :
Jabberwocky (poème),
Alice au pays des merveilles (film 2010)

 

Le film Alice au pays des merveilles : l’envers du décor (sur Utopiie.com)

 

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

2 commentaires sur “Jabberwocky : Alice au pays des merveilles

  1. Plop.
    Le poème, que dire. Il est assez complexe x_x Je n’comprend pas bien le sens de certains mots, ce qui rend la compréhension assez difficile, mais heureusement on saisit le sujet et le sens du texte !
    Ensuite le film, que je n’ai pas vus, ni lus, honte à moi :o…

    C’est quelque chose que je découvre donc.
    Ah ! Et aussi, en naviguant sur ton blogounet, depuis l’iPhone, je suis tombé sur ceci :
    http://yfrog.com/m9hwwzj Peut-être que quelque chose cloche ? Aucune idée pour ma part, je ne connais pas.

    Enfin bref, voilà voilà 🙂
    Bel article.

    • Le poème, c’est plus un délire de Lewis Carroll que quelque chose à comprendre…
      Je suis un grand fan d’Alice aux pays des merveilles qui contient des messages autant pour les adultes que pour les enfants !
      Le film est un peu différent du livre (effet spéciaux) mais sympa à voir.
      Pour l’erreur que tu me signales, je vais regarder d’où cela peut venir ! :-s
      Merci de ton avis !

Laisser un commentaire